Isoler un chalet en bois : le guide complet 2022 (avec norme RE2020)

Isoler un chalet en bois : le guide complet 2022 (avec norme RE2020)

Mis à jour le 09 Mai 2022

Le chalet ou maison en bois en madriers a l’avantage de pouvoir être facilement isolé, pour peu que l’on prévoit les diverses isolations en amont. A épaisseur de mur équivalente, une maison en bois est mieux isolée qu’une maison traditionnelle en béton puisque le bois est isolant par nature.

Toutefois, si l’on peut admettre qu’un chalet sans isolation puisse convenir pour une utilisation occasionnelle et à la belle saison, il est indispensable d’améliorer le confort thermique de votre chalet si vous souhaitez l’habiter toute l’année.

Pourquoi isoler son chalet en bois ?

Si votre futur chalet est utilisé en tant que maison d'habitation, celui-ci devra respecter la réglementation thermique en vigueur, sous peine de se voir refuser son permis de construire.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, il s’agit de la RE2020.

La réglementation RE2020 (RE pour réglementation environnementale) est venue remplacer la RT2012 pour les permis de construire depuis le 1er janvier 2022. Elle a pour but de rendre les nouvelles habitations moins énergivores. 

 La perte énergétique d’une maison est répartie environ ainsi : 

  • 30% par la toiture
  • 25% par les murs
  • 20% par les fenêtres et portes
  • 15% par le sol

Afin d’obtenir une bonne isolation vous devez donc veiller à correctement choisir chaque élément de construction, les types d’isolants et leur pose et vérifier l’étanchéité à l’air.

Les avantages sont ainsi nombreux :

  • Pouvoir séjourner dans son chalet toute l’année, aussi bien en plein hiver en montagne qu’en plein été dans les régions ensoleillées
  • Réduire les dépenses en énergie, ce qui devient de plus en plus essentiel avec l’augmentation des coûts de l’énergie
  • Préserver le chalet en bois de l'humidité, en améliorant l’isolation et la ventilation 

Fixer ses objectifs d'isolation

Fixer ses objectifs d

Pour un chalet habitable à l’année, nous vous conseillons d’opter pour un modèle de chalet en kit en Réglementation thermique RT2012 ou Réglementation environnementale RE2020

Mesurer la performance d’une isolation n’est pas particulièrement trivial. C’est la raison pour laquelle ce travail est souvent réalisé par des bureaux d’études spécialisés. 

Si vous projetez de vous occuper de votre isolation vous-mêmes, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un bureau d’étude thermique afin de choisir les matériaux et les techniques qui seront les plus adaptés à votre cas.

Pour résumer le travail d’un bureau d’étude thermique, il s’agit dans un premier temps de déterminer quels sont les objectifs à atteindre pour l’isolation de votre chalet.

La capacité d’isolation d’une paroi, aussi appelée “Résistance thermique”, est symbolisée par la lettre R.

Plus le “R” d’une paroi est élevé et plus cette paroi est isolante. 

Concrètement, il s’agit pour vous (ou pour votre bureau d’étude), de déterminer un objectif à atteindre pour chacune de vos parois : plancher, murs et toiture.

Pour les chalets d’habitation en construction neuve

C’est la norme RE 2020 qui fixe les niveaux minimum à atteindre, et ceux ci dépendent :

  • du type de paroi et de son utilisation : par exemple, s’agit-il d'isoler des combles perdus, des combles aménagés ou une toiture terrasse ?
  • de la localisation de votre chalet : les températures ne sont pas les mêmes en Savoie ou dans les Bouches du Rhône, dans la plaine ou en montagne. Le “R” qui vous sera demandé sera donc différent.

Pour résumer, dans le cadre de la RE 2020, vous devrez atteindre les R minimum suivants :

  • pour le plancher : un R de 4 à 5
  • pour les murs, un R de 4 à 5
  • pour la toiture : un R de 8 à 10

Bien évidemment, plus vous dépasserez ces valeurs, mieux cela sera pour l’isolation de votre maison.

S’il s’agit d’une rénovation énergétique

Pour un chalet existant, votre objectif de R “minimum” sera souvent déterminé par les aides que vous souhaitez obtenir.

Pour les aides de l’Etat, il s’agit par exemple des minimums suivants :

  • pour le plancher : un R supérieur à 3
  • pour les murs : un R supérieur à 3,7
  • pour les combles perdus : un R supérieur à 7

Pour les autres cas, vous viserez tout simplement le R maximum !

Le choix de votre matériau d’isolation

Le choix de votre matériau d’isolation

Après avoir fixé vos objectifs en terme d'isolation, il conviendra de choisir le matériau le plus adapté à votre cas en tenant compte des critères suivants :

  • la performance du matériau
  • l’inertie thermique du matériau
  • l’impact environnemental du matériau
  • le coût du matériau

Le coefficient lamdba λ et la performance thermique du matériau

Le coefficient sert à mesurer la performance de chaque matériau. Plus le lambda est petit, plus le matériau est performant.

Quelques exemples de lambda par type de matériaux : 

Béton = 2
Brique = 0.3
Bois = 0.15
Laine de verre = 0.04   
Fibre de chanvre = 0.04
Laine de bois = 0.035
Panneau de liège = 0.03
Ouate de Cellulose = 0.03
Polystyrène = 0.03
Plaque de polyuréthane haute performance = 0.02

Pour une même performance d'isolation, il faudra donc presque deux fois plus d’épaisseur de laine de verre que de polyuréthane haute performance. Les parois devront donc être deux fois plus épaisses.

A noter, on obtient la résistance thermique du matériau R en divisant son épaisseur (en mètre) par son lambda.

Une plaque de laine de verre de 10cm aura donc un R égal à 0.10 / 0.04 = 2.5

L’inertie thermique des matériaux d’isolation

L’inertie thermique d’un matériau est sa capacité à emmagasiner l’énergie. Plus un mur est épais et lourd, plus son inertie sera forte. Ainsi, un mur lourd permettra de conserver la fraîcheur plus longtemps en été, et la chaleur plus longtemps en hiver.

L’inertie thermique est particulièrement importante pour les constructions en bois. En effet, si les murs en béton ou en pierre sont lourds et ont donc une bonne inertie, ce n’est pas le cas des murs en ossature bois. 

Ainsi, les constructeurs en ossature bois auront donc tout intérêt à choisir un matériau lourd et épais pour obtenir une bonne inertie et ne pas souffrir lors des grandes chaleurs estivales. Ils pourront ainsi privilégier la ouate de cellulose ou la laine de bois.

Au contraire, ils éviteront les plaques de polyuréthane, qui, bien que présentant un lambda intéressant, n'apporteront que peu d’inertie à leur chalet.

L'impact environnemental des matériaux d’isolation

En terme d’environnement, tous les matériaux ne se valent pas. C’est vrai aussi pour les matériaux que vous allez utiliser pour l’isolation de votre chalet.

Si vous êtes sensible à l’environnement, vous privilégierez les matériaux biosourcés ou issus du recyclage. Il s’agit par exemple de :

  • la laine de bois
  • la ouate de cellulose
  • le chanvre
  • le liège

Vous éviterez particulièrement le polyuréthane et le polystyrène, qui, non content de demander beaucoup plus d’énergie pour être produits, sont difficilement recyclables et produisent des gaz toxiques en cas d’incendie.

La laine de verre et la laine de roche se positionnent comme des alternatives intermédiaires, bien que nécessitant 5 fois plus d’énergie à la production que les matériaux biosourcés.

Le coûts des matériaux d’isolation

S’il existe une multitude de matériaux, vous serez sans doute contraint par un budget à allouer à vos travaux d’isolation. Il vous faudra alors faire des compromis entre votre budget et les différentes caractéristiques listées plus haut dans cet article.

Voici une liste de tarifs indicatifs pour les différents matériaux les plus courants et pour obtenir un R de 5 à 6 (recommandé pour un mur en RE 2020) :

  • 20 cm de laine de verre : 20€/m²
  • 20 cm de laine de roche : 20€/m²
  • 20 cm de laine de bois : 30€/m²
  • 20 cm de polystyrène expansé : 35€/m²
  • 12 cm de polyuréthane haute performance : 45€/m²
  • 20 cm de liège expansé : 110€/m²

Note : nous négligeons ici le coût de la pose pour ne considérer que le coût des matériaux. 

Conclusion 

Pour une isolation à petit budget, la laine de verre ou de roche constituent toujours une bonne alternative. Leur impact écologique n’est pas spécialement bon, et leur inertie thermique reste limitée, mais leur rapport efficacité - prix reste imbattable.

Pour un budget un peu plus large, nous vous conseillons d’opter pour la laine de bois. Le prix est maîtrisé, et vous gagnerez en inertie thermique. 

Vous pourrez profiter de ses propriétés respirantes pour créer des murs perspirants et éviter ainsi le recours systématique à la VMC.

C’est pour nous la meilleure alternative écologique.

Enfin, vous réserverez le polystyrène et le polyuréthane aux surfaces soumises à l’humidité, par exemple entre la dalle béton et le plancher de votre chalet.

Isoler les murs de son chalet bois

Isoler les murs de son chalet bois

Les murs représentent 25% de la déperdition de chaleur de votre chalet en bois. C’est la deuxième source de perte de chaleur après la toiture. Les murs exposés côté Nord sont à isoler prioritairement, du fait de leur manque d’exposition au soleil.

Comme nous l’avons vu précédemment, votre objectif est d’atteindre un R minimum de 4 à 5 pour l’ensemble de votre mur (norme RE 2020).

Isoler des parois en madriers

Les murs d’un chalet en madrier sont constitués d’une paroi de 44 mm à plus de 200 mm de bois massif. 

Le bois en lui-même, s’il présente un intérêt en terme d’inertie thermique, n’a que peu de pouvoir isolant. Il faudrait une épaisseur constante de 60 cm de madriers pour atteindre un R de 4 !

Pour un bon confort thermique toute l’année, il vous sera donc nécessaire d’ajouter une isolation complémentaire.

Toutefois, les parois en madriers sont sujettes au phénomène de tassement : les premières années, le chalet perdra quelques centimètres. L'isolation et de manière plus générale tous les éléments qui reposent sur ces murs doivent donc tenir compte de ce phénomène.

Dans les faits, 3 types d’isolations sont proposés par les vendeurs :

  • l’isolation contrecollée à l’intérieur des madriers permet à certains vendeurs de proposer des madriers déjà isolés. Ils peuvent ainsi être emboités sans ajout d’isolation complémentaire.

Si l’on gagne alors en temps et en confort de montage, ce mode d’isolation entraîne un surcoût important lors de l’achat des matériaux. Il faudra être particulièrement précautionneux durant le montage car les madriers devront être parfaitement jointifs pour éviter tout passage d’air.

Ce type d’isolation pose enfin la question du passage des réseaux : les gaines électriques ne pouvant pas être insérées dans la paroi, elles devront rester apparentes à l’intérieur du chalet.

  • l’isolation à l’intérieur de 2 parois de madriers (souvent du 44+44mm) avec un isolant rigide qui devra être glissé entre les parois.

Cette solution est particulièrement pratique pour les auto-constructeurs puisque tous les matériaux restent relativement légers et maniables.

Toutefois, les 2 parois ne travaillent pas de la même manière, ce qui peut engendrer des problèmes structurels sur les chalets.

Les isolants rigides (type polyuréthane) se tassent difficilement et contribuent eux-aussi à ces problèmes structurels.

Enfin, les réseaux pourront difficilement être intégrés entre les 2 parois, surtout en présence d’un isolant rigide.

  • l’isolation “classique”, ajoutée soit à l’intérieur, soit à l’extérieur d’une paroi simple de madriers.  

Si cette technique oblige à ajouter une finition (placo, fermacell, bardage, etc…) a l’intérieur ou à l'extérieur du chalet, elle a l’avantage de permettre une plus grande flexibilité en termes d’épaisseur d’isolant. Elle permet aussi d’intégrer les gaines électriques dans l’isolant.

C’est pourquoi nous préférons cette dernière technique, qui peut s’appliquer aussi bien aux chalets neufs qu’aux rénovations.

Par l’intérieur, on fixera donc préférentiellement l'isolation sur des glissières qui sont indépendantes de la paroi de madriers. Le mur se tassera sans impacter l’isolant et le parement intérieur.

Par l’extérieur, on utilisera un isolant peu dense, qui pourra se tasser en même temps que le mur. On évitera donc les isolants de type polystyrène et polyuréthane qui ne peuvent pas être compactés.

Au contraire, on préfèrera la laine de roche ou la laine de bois qui pourront se compacter un peu pour suivre le tassement des madriers.

Enfin, on utilisera une finition qui peut être compactée de quelques centimètres de type bardage. 

Isoler des parois en ossature bois

L'isolation sur une maison en ossature bois est plus simple à réaliser que sur un chalet en madriers. Ce procédé constructif présente l’avantage d’offrir des parois creuses. Il sera facile d’isoler par l’intérieur entre les montants de l’ossature.

Toutefois, cette isolation, limitée à l’épaisseur des montants (souvent de 95 mm ou 145 mm) ne suffira pas à atteindre les objectifs de la RE 2020. 

La solution la plus fréquemment utilisée consiste alors à ajouter une isolation complémentaire à l’extérieur, ce qui permettra de supprimer les ponts thermiques liés aux montants de l’ossature.

Au contraire d’un chalet en madrier, les modalités d’une isolation en ossature bois sont définies dans les Documents Techniques Unifiés (DTU) qui s’imposent à toutes les constructions de ce type.

Si les techniques d’isolation d’un chalet en madrier restent relativement libres, celles qui doivent être mises en œuvre pour une ossature bois sont contraintes. 

Ces documents précisent notamment la nécessité de mettre en place une lame d’air sous le bardage, un pare pluie entre le bardage et l’isolant et un pare-vapeur pour laisser l’humidité sortir de l’habitation.

Isoler la toiture de son chalet bois

Isoler la toiture de son chalet bois

Comme pour les murs, la toiture d’un chalet peut être isolée par l’extérieur ou par l’intérieur.

Puisque la chaleur monte, c’est un point de déperdition à ne pas négliger dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation. 

La toiture peut représenter plus de 30% des déperditions de chaleur de votre chalet.

Isolation d’une toiture par l’intérieur

L’isolation d’une toiture par l’intérieur pourra être réalisée sous le toit, si l’on souhaite utiliser les combles, ou sur le plancher (si les combles ne sont pas habitables).

Pour ce qui concerne les chalets, la charpente est souvent visible à l’intérieur. Il n’y a pas de combles. 

L’isolant devra ensuite être recouvert par une finition intérieure de type placo, lambris ou fermacell.

L’isolation se fera donc entre les chevrons de toiture dans l’ordre suivant (de l’intérieur vers l’extérieur) :

  • habillage de type lambris ou placo
  • pare-vapeur
  • isolant
  • panneau de toit en bois (voliges) ou osb
  • … puis votre couverture inchangée

Le principal avantage de cette technique réside dans sa facilité de mise en œuvre.

En cas de rénovation, l’isolation par l’intérieur permet de ne pas découvrir le toit ou de modifier la charpente. Cela peut être fait sans avoir recours à un professionnel, c’est donc peu coûteux.

En contrepartie, cette technique ne permet pas de neutraliser tous les ponts thermiques et l’épaisseur de l’isolant sera limitée à la hauteur des chevrons.

Isolation d’une toiture par l’extérieur

L’isolation par l’extérieur est particulièrement adaptée aux constructions neuves. Elle permet de réaliser une enveloppe thermique efficace sans affecter l’habillage intérieur du chalet. 

Comme pour la pose d’une isolation murale sur des murs ossature bois, un pare-vapeur sera placé entre le panneau de toit (souvent en planches de bois ou osb) et l’isolant, pour laisser s'échapper l’humidité du lieu de vie et bloquer l’humidité à l’extérieur du chalet.

Les panneaux d’isolation sont fixés au dessus de ce pare vapeur, quelquefois positionnés entre une nouvelle rangée de chevrons, puis on crée une lame d’air étanche et vient ensuite la couverture.

Pour résumer, une toiture isolée par l’extérieur est ainsi composée (de l’intérieur vers l’extérieur) par :

  • les chevrons intérieurs
  • les panneaux en bois (volige) ou en osb
  • le pare-vapeur
  • l’isolant vissé sur les panneaux ou glissé entre une nouvelle rangée de chevrons)
  • le pare-pluie
  • les liteaux 
  • la couverture en tuiles, bac acier ou ardoises

Cette organisation est la plus courante, mais pourra varier en fonction du type d’isolant et de couverture.

Pour une toiture durable, nous déconseillons fortement les plaques bitumées vendues avec certains chalets en madrier.

Comme pour les murs, nous vous conseillons d’utiliser un matériau à bon rendement résistance thermique / prix tel que la laine de verre, de roche ou la fibre de bois.

Dans le cadre d’une rénovation ou si vous prévoyez d’acheter un chalet en kit non isolé, n’oubliez pas que cette isolation par l’extérieur nécessite une surélévation de la couverture.

Il vous faudra alors adapter en conséquence l’habillage des bords de toiture, ou rives.

Au niveau de l’épaisseur de l’isolant, nous avions vu qu’une maison passive ou RE 2020 doit atteindre un R de 8 à 10.

Cela représente :

  • 35 cm de laine de bois
  • 30 cm de laine de verre ou de roche

Isoler le sol de son chalet bois

Isoler le sol de son chalet bois

Les techniques d’isolation du sol dépendent du support utilisé pour votre chalet. On peut citer 3 grands types de supports utilisés pour les chalets en bois :

  • la dalle béton “traditionnelle”
  • les plots ou pilotis
  • les parpaings et les vides sanitaires

Isolation sur dalle béton

La dalle en béton est le type de support le plus fréquemment choisi pour les chalets comme pour les habitations traditionnelles.

Si vous souhaitez réaliser une isolation simple et peu coûteuse, il vous suffira d’isoler entre les solives qui soutiennent votre plancher.

L’humidité peut remonter à travers la dalle, vous préférez donc utiliser un isolant hydrophobe tel que le polystyrène, le polyuréthane ou le liège que vous mettrez en contact direct avec la dalle.

Toutefois, si vous limitez votre épaisseur d’isolant à la hauteur de vos solives, vous ne pourrez sans doute pas atteindre l’objectif de la RE 2020.

Pour augmenter l’épaisseur d’isolant sous plancher, vous avez alors 2 solutions :

  • placer une couche supplémentaire d'isolant sur la dalle béton. Le liège est particulièrement recommandé dans cet exercice.

Par la suite, vous pourrez positionner vos solives sur cette épaisseur de liège.

  • placer une deuxième épaisseur de solives que vous fixerez perpendiculairement à la première. 

Vous pourrez ainsi isoler entre les solives avec n’importe quel type d’isolant, rigide ou en vrac puis fixerez votre pare-vapeur avant de monter le plancher.

Vous bénéficierez ainsi d’une épaisseur d’isolant suffisante pour atteindre les objectifs de la RE 2020.

Isolation sur plots et pilotis

Si votre chalet repose sur des pilotis, un garage ou sur un vide sanitaire, vous n’aurez pas sur une surface rigide et pleine telle qu’une dalle béton.

Vous disposerez alors de 2 solutions :

  • fixer des plaques rigides d'isolant entre les solives et les maintenir par collage ou chevillage. Étant donné que l’isolant ne sera pas protégé par le dessous, vous privilégierez des isolants hydrophobes tels que le polystyrène ou le polyuréthane.
  • maintenir l’isolant par le dessous grâce à des panneaux en bois (souvent en OSB) et remplir ce “coffre” avec l’isolant de votre choix.

La construction d’un chalet sur plots ou pilotis peut être une solution adaptée lorsque la dalle béton n’est pas possible, par exemple lorsque le terrain est instable ou en pente.

Toutefois, il est important de tenir compte du fait que le bois situé sous le chalet se retrouvera en contact direct avec l’extérieur : l'humidité et tout type d’animaux xylophages ou pouvant se nicher dans votre dalle en bois.

Pour cette raison, vous devrez être particulièrement précautionneux lors de la mise en œuvre d’un tel support, ainsi que dans son entretien.

Si une installation sur pilotis n’est pas obligatoire, et que vous hésitez avec une dalle béton, nous vous conseillons donc d’opter pour la deuxième solution.

Installation sur vide sanitaire

L’installation sur vide sanitaire consiste à laisser un espace entre le sol et votre dalle (le plus souvent en bois).

Ce type de support s’appréhende alors de la même manière qu’une pose sur pilotis. Les risques liés à l’humidité (champignons et pourrissement du bois), et aux animaux xylophages sont les mêmes… à peu de choses près que votre dalle en bois sera moins aérée et moins facile d’accès, donc à risque.

A notre avis, l'installation sur vide sanitaire doit donc être réservée aux constructions qui reposent sur un plancher en béton.

Isoler les menuiseries de son chalet bois

Isoler les menuiseries de son chalet bois

Jusqu’à 20% des pertes thermiques sont liées aux menuiseries, fenêtres et portes, c’est donc un point à ne pas oublier dans votre stratégie d’isolation.

L’impact thermique de vos menuiseries dépendra principalement de 2 facteurs : leur localisation et leur performance thermique.

En effet, les mêmes menuiseries peuvent être à la fois des passoires thermiques et vous aider à capter la chaleur extérieure… tout dépend de leur localisation.

Menuiseries au Sud

C’est au sud que vous mettrez la plus grande partie de vos surfaces vitrées, car c’est ici que vous pourrez capter le plus de chaleur.

Vous éviterez les menuiseries en triple vitrage car si elles empêchent la chaleur intérieure de sortir, elles laissent aussi moins la chaleur extérieure entrer dans votre chalet.

L’idéal consiste donc à opter pour des menuiseries double vitrage de bonne facture.

Si vous souhaitez vous protéger d’une chaleur excessive l’été, vous n’oublierez pas de prévoir un débord de toit qui laissera le soleil entrer l’hiver (puisqu’il est bas) et vous protégera l’été (puisque le soleil sera haut).

La plantation d'arbres caduques devant votre façade sud jouera sensiblement le même rôle.

Menuiserie au Nord

C’est au nord que vous limiterez au maximum vos surfaces vitrées, car le soleil ne viendra jamais les réchauffer.

Vous choisirez donc les menuiseries les plus performantes pour cette exposition, en triple vitrage si possible.

Menuiseries à l’Est et à l’Ouest

Si vous souhaitez installer des menuiseries à l’Est et à l’Ouest, vous prendrez en compte le rapport gain (mi-saison et été) ou perte de chaleur (mi-saison et hiver), qui n’est pas le même selon que votre chalet se situera dans le Nord-pas-de Calais ou en Provence.

Dans tous les cas, des fenêtres de qualité en double vitrage sont un minimum.

Quel matériau pour vos menuiseries ?

Portes et fenêtres existent en bois, aluminium, PVC, ou en mix de ces matériaux. Chaque type de matériau est aussi décliné en double ou triple vitrage.

Dans tous les cas, vous prendrez bien attention à opter pour des menuiseries isolées par gaz (argon le plus souvent) car certains vendeurs proposent des menuiseries premier prix à vide d’air dont la performance est médiocre.

  • Les portes et fenêtres en bois ont de bonnes performances thermiques. Elles sont résistantes et écologiques.

Seul inconvénient, leur entretien doit être régulier… mais si vous avez opté pour un chalet vous ne serez plus à quelques coups de pinceau près !

  • Les portes et fenêtres en PVC constituent le meilleur rapport performance / prix. Leur production n’est pas écologique, mais l’entretien est facile.

Seul inconvénient majeur : elles sont plus fragiles que des menuiseries en bois et seront plus difficilement réparables en cas de casse.

  • Les menuiseries en aluminium sont coûteuses. Pour autant elles ne sont pas plus efficaces que les autres et ont un moins bon rapport performance / prix.

Elles sont avant tout choisies pour leur facilité d’entretien, leur durabilité et leur design.

  • Les menuiseries mixtes en bois/alu sont coûteuses mais ont l’avantage de faire combiner les avantages du bois en termes de performances et celles de l’aluminium en terme de facilité d’entretien et de durabilité. C’est un bon choix si votre budget est large.

Si la qualité des menuiseries est importante, il est aussi nécessaire que leur installation soit réalisée dans les règles de l’art pour que vous puissiez bénéficier de tout leur potentiel. Pour cela vous veillerez à suivre les règles du DTU en termes d’étanchéité.

Le coût de l’isolation d’un chalet bois

Vous l’aurez compris, selon le type d’isolation choisie (extérieure ou intérieure) et les matériaux, le coût de l’isolation peut varier du simple au triple.

En cas de budget très serré,  le meilleur choix consiste à isoler par l’intérieur soi-même avec des matériaux peu coûteux tels que la laine de verre ou de roche.

En cas de budget maîtrisé, et s’il s’agit d’un chalet neuf, optez pour une isolation par l’extérieur, plus efficace qu’une isolation par l’intérieur.

Si cela est possible, privilégiez les matériaux biosourcés, plus écologiques. Comme nous l’avons vu plus haut, la fibre de bois constitue une alternative polyvalente et efficace. 

Ce n’est pas la seule, il existe une multitude de matériaux isolants biosourcés tels que la laine de chanvre, le liège,... mais on ne peut pas tout traiter dans un seul article !